Leminence.fr

Graphisme, musique, séries TV, romans...
Une touche de culture Web & Pop en quelques articles.

Scott Pilgrim, culte mais pas assez.

Scott Pilgrim, culte mais pas assez.

Une ôde à la Pop Culture !

À la base, Scott Pilgrim vs the World est un comics de Bryan Lee O'Malley qui conte, sur 6 tomes, la vie sentimentale de son héros éponyme. Jeune bassiste au chômage et allergique au travail, Scott Pilgrim dont la vie se résume à son groupe de musique(les Sex Bob'omb), annonce un jour à ses potes sortir avec une jeune lycéenne. Si tout semble aller pour le mieux pour le couple, les choses commencent à se gâter lorsque Scott tombe éperdument amoureux d'une nouvelle venue en ville : Ramona Flowers. La jeune fille en roller, livreuse chez Amazon.ca, se laisse conquérir par cet énergumène pré-pubère. Ce que Scott n'imaginait pas, c'est que pour sortir avec elle, il va devoir éliminer ses 7 ex maléfiques...S'engage alors plusieurs combats absurdes contre des personnages tout droit sortis de jeux vidéos. Ses affrontements seront autant de level à passer pour Scott avant de se mesurer au boss final.

Totalement farfelu, le comics va crescendo dans l'absurde pour terminer en apothéose dans le grand n'importe quoi. Cela ne lui retire aucunement ses qualités graphiques (surtout les 3 derniers tomes) et scénaristiques, pour peu que l'on soit réceptif à ce style. Outre Atlantique, ce comics sans prétention est devenu un véritable objet de culte pour Geek lors de sa sortie en jeux vidéo et une adaptation au cinéma s'est alors imposée.

? Scott Pilgrim, du comics au jeu vidéo.

Totalement farfelu, le comics va crescendo dans l'absurde pour terminer en apothéose dans le grand n'importe quoi. Cela ne lui retire aucunement ses qualités graphiques (surtout dans les 3 derniers tomes) et scénaristiques pour peu que l'on soit réceptif à ce style.

Adapter un comics au cinéma, autre qu'un Marvel, est très risqué, qui plus est lorsqu'il s'agit d'une histoire aussi graphique et décousue. Car Scott Pilgrim est avant tout un dictionnaire de la culture Pop : les jeux vidéo se mêlent allègrement et le plus naturellement du monde à la vie quotidienne du héros, les références musicales y sont nombreuses, ainsi que les clins d'œils au monde du comics et du manga.

? La même chose , mais au cinéma

Une adaptation réussie.

Confiée à Edgar Wright, réalisateur de films déjantés tels que Shaun of the dead et Hot Fuzz, la réalisation promettait d'être à la hauteur. Le britannique a relevé le défi haut la main grâce à une mise en scène pêchue qui sert parfaitement l'esprit du comics. Les combats sont dynamiques et visuellement réussis, agrémentés d'onomatopées visuelles héritées de la BD et du jeu vidéo. Les acteurs sont bien choisis et campent leur rôle comme il faut. D'ailleurs, le casting est assez prestigieux. Outre Michael Cera (éternel ado de Juno et SuperGrave), on retrouve Mary Elizabeth Winstead (Boulevard de la mort, Die Hard 4), Anna Kendrick (In the Air ou le mauvais Twilight), Brie Larson (découverte dans United States Of Tara), Chris Evans (le prochain Captain America) ou encore l'excellentissime Jason Schwartzman (Bored to Death, à bord du Darjeeling Limited). Le film est bien amené par cette troupe de jeunots dont le rythme va croissant pendant 1h30.

Sorti anonymement en France plus de 4 mois après les US, on ne peut pas dire que tous les atouts aient été mis du côté de ce film. Personne n'y a cru en France et il ne faut pas s'étonner que les salles ne se soient pas remplies, le film était disponible en téléchargement qualité Blu-Ray avant d'arriver dans l'hexagone. Il n'en reste pas moins une bonne surprise à découvrir à condition d'être ouvert à la Pop culture.

Le trailer officiel

Et voici le site officiel qui vaut aussi le détour.

Écrit par -

comments powered by Disqus