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#3 le dernier album de Diabologum

#3 le dernier album de Diabologum

Des influences toujours présentes

Diabologum fait partie de ces groupes français qui ont su faire preuve d'inventivité dans une scène musicale souvent moribonde. Ces groupes-là ne sont pas si rares pourtant, seulement, leurs oeuvres parviennent rarement à devenir populaires. Il semblerait que seul Noir Désir a réussi cet exploit... Même si une fin brutale l'a fauché en plein vol.

Mais revenons à ces fameuses années 90, période bouillonnante pour les scènes musicales mondiales et bien entendu, la France n'a pas dérogé à cette règle. Le rock indépendant va alors accoucher de Diabologum. Composé de Michel Cloup et Arnaud Michniak, noyau dur et constant au fil des années et des albums, le groupe va se faire un nom en proposant un rock quasi progressif nappé de samples et de riffs dissonants.

En écoutant les titres de Diabologum on se rend compte que la scène indépendante actuelle s'en est bien inspirée, à commencer par Fauve...

Le groupe sortira 3 albums : C'était un lundi après-midi semblable aux autres en 1993, Le Goût du jour en 1994 et enfin #3 (ce n'est pas perdu pour tout le monde) en 1996. Ce dernier album du groupe, qui se séparera au gré des envies individuelles, s'impose comme une référence.

#3 (ce n'est pas perdu pour tout le monde)

Diabologum y pose les bases d'un rock réellement progressif, presque post-rock. On pourrait le rapprocher à un album de Mogwai mais à la sauce française. L'album s'ouvre avec deux excellents titres : De la neige en été et il faut. Les textes sont déclamés et mis en valeurs par des riffs bien rocks, dans une ambiance révolutionnaire, une recette globalement utilisée pour la majorité des titres de l'album dont les très bon morceaux A découvrir absolument, 365 jours ouvrables ou Un instant précis.

Le titre Les Angles se pare de boucles plus posées avec un travail moins rude que les morceaux rocks précédents. Les nappes dissonantes des pianos et guitares et les quelques samples utilisés font du titre Une histoire de séduction une oeuvre totalement expérimentale. On se rapproche du post-rock avec les instrumentales Dernier étage et Blank Generation. La palme revient bien entendu au morceau La Maman et la Putain. Le monologue totalement hallucinant et beau issus du film éponyme (de Jean Eustache) est parfaitement mis en valeur par le savoir-faire de Diabologum et synthétise bien le talent du groupe et la pertinence de ce dernier album.

Cette référence du rock indépendant français sera bien réédité si l'on en croît les Inrocks. Alors n'attendez plus pour replonger dans cet excellent album. En bonus, comme je suis sympa, je vous fourni l'occasion de l'écouter librement :

Diabologum by Aurélien Clochet on Grooveshark

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